TEST: Void Linux, la distribution qui ne fait rien comme les autres

Void Linux est une distribution indépendante en rolling-release, créée en 2008 « from scratch » par Juan Romero Pardines.

Pour la petite histoire, cette distro a été à l’origine conçue par son géniteur, alors « maintainer » de NetBSD, afin de tester XBPS, le gestionnaire de paquet, qui permet la construction des paquets à partir des sources, son fonctionnement est inspiré de pkgsrc que l’on retrouve sur FreeBSD et NetBSD.

Par la suite, JR Pardines, a donc décidé de continuer le développement cette distro, en voulant en faire une distribution très performante et légère, avec un fonctionnement simple, un peu à l’image du KISS  d’Archlinux (Keep It Simple, Stupid)

Au-delà du fait d’être créée « from scratch », cette distribution se démarque des autres en prenant à contrepieds, et ce, de manière justifié, des choix techniques.

On a donc comme features principales:

  • Créée « from scratch »
  • Rolling-release
  • Runit en tant qu’ « init » à la place des très répandus systemd, ou moins aujourd’hui, openRC
  • LibreSSL issu directement de chez BSD en lien et à la place d’openSSL
  • XBPS, en tant que gestionnaire de paquet, écrit « from scratch », qui en plus de s’inspirer de pkgsrc, se trouve quelques similitudes avec pacman, le package manager d’Archlinux

 

Afin de voir ce qu’à la bête dans le ventre, j’ai donc décidé de tester cette distro à partir d’une installation minimale à partir des repos

https://repo.voidlinux.eu/live/current/

j’ai choisi l’ISO void-live-x86_64-20171007.iso  , qui ne contient  aucun gestionnaire et environnement graphique.

J’ai donc lancé cette iso sur Vmware Workstation Player

 

 

L’installation minimale, est semi-graphique, à l’image d’une installation d’Archlinux.

 

 

Une fois celle-ci terminée, et la mise à jour de la distribution effectuée ( kernel 4.14.13-2),  je configure mes droits d’utilisateur, j’installe X et l’environnement Mate, qui semble t’il, est officiellement supporté ( xcfe,lxde, lxqt et enlightement aussi) par la distro pour fonctionner avec runit, contrairement à Gnome et KDE qui semblent déconseillés pour leur atomes crochus avec systemd.

 

 

Tout s’enchaîne sans problème et je vois apparaître le bureau sous Mate. J’installe Lightdm pour avoir un environnement graphique de log à mon prochain démarrage et je reboot le système.

 

 

Le redémarrage est très très rapide, runit étant capable de gérer tous les « init » au lancement en parallèle, contrairement à systemd qui fonctionne sur le modèle du »chacun son tour »,

J’installe les dépôts non-libres, ainsi que les dépôts multilib 32bits, ce qui me permet de télécharger Firefox et Steam. La gestion des dépendances est plutôt bien fichue, Firefox se lance dans sa version 57.0.4 et Steam fonctionne sans encombre, sans qu’il ai besoin de paquets correctifs ! Une très grande surprise, alors que les distributions actuelles, autres qu’Ubuntu et SteamOS, peinent à proposer un client Steam sans qu’il soit nécessaire de le bricoler.

 

 

La distribution n’a aucun logiciel fournie, même les live CD n’en contiennent pas vraiment plus. Cette distribution est à l’image des souhaits de son concepteur: bleeding-edge (quasiment tous les paquets sont à jours dans leusrs dernières versions), performante, rapide et légère. C’est à chacun de la façonner en lui incluant la logithèque nécessaire, les dépôts étant plutôt bien fournis et XBPS permettant de grandes largesses dans les installations.

Cette distribution mérite vraiment d’être un peu plus sous les projecteurs, et conviendra complètement à des utilisateurs qui n’ont pas peur des installations manuelles à l’image de celle d’Archlinux.

Affaire à suivre pour 2018…

 

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